Actualités

CÉLÉBRATION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA SAGE-FEMME ET LANCEMENT DU RAPPORT SUR L’ÉTAT DE LA PRATIQUE DE LA SAGE-FEMME DANS LE MONDE 2014

5 May 2015

Tuléar, mardi 5 mai 2015 - La Journée Internationale des sages-femmes a été célébrée ce matin à Tuléar en présence de la marraine de l’évènement, la Première Dame, Madame Voahangy RAJAONARIMAMPIANINA, Epouse du Président de la République. Le Directeur du Cabinet du Ministre de la Santé Publique, Docteur Willy RANDRIAMAROTIA et le Représentant de l’UNFPA à Madagascar, Monsieur Mamadou DICKO ont assisté à la célébration. A cette occasion, les sages-femmes des 22 régions manifestent à leur niveau, pour réaffirmer l’importance de leur profession dans la réduction de la mortalité maternelle et néonatale.

Cette année, le thème est : « Sages-femmes : pour un avenir meilleur ». Cette journée célébrée à Toliara, du 04 au 08 mai a pour objectif de mettre en lumière cette profession souvent l’objet de critiques mais qui pourtant sauve des vies de femmes et de nouveau-nés. La célébration permet également d’attirer l’attention des médias et des décideurs sur l’importance de la profession de sage-femme à Madagascar. L’UNFPA a profité de cette occasion pour remettre à cent femmes enceintes des kits dignité et des kits individuels d’accouchement. Le CSB de Mahavatse premier et Mangily ont reçu des équipements et consommables médicaux pour leur performance en matière d’accouchements assistés par du personnel qualifié. Par ailleurs, la Fondation Telma a envoyé un SMS à tous ses abonnés qui cadre avec la lutte contre la mortalité maternelle.

Pendant plusieurs jours les sages-femmes mèneront des séances de sensibilisation auprès des jeunes sur les IST, le VIH/Sida, les grossesses précoces ainsi que des consultations prénatales et de planification familiale gratuites. Les sages-femmes présentes recevront une séance d’enseignement postuniversitaire sur la prise en charge des complications obstétricales survenant avant, pendant ou après l’accouchement.

A Madagascar, tous les jours dix femmes décèdent des complications de la grossesse ou de l’accouchement. Ces tragédies pourraient être évitées si les décideurs se focalisaient davantage sur la profession de sages-femmes car elles jouent un rôle important en matière d’éducation sanitaire, non seulement pour les femmes, mais aussi pour la famille et la communauté. Les sages-femmes sont disponibles et attentives pour entourer, rassurer, accompagner les femmes tout au long des grossesses effectuer les accouchements au sein de la formation sanitaire.

« Le Gouvernement malgache priorise la santé maternelle et néonatale pour atteindre les objectifs de développement durable notamment la planification familiale», a souligné Docteur Willy RANDRIAMAROTIA, Représentant le Ministre de la Santé Publique.

Lors de la cérémonie, l’Ordre National et l’Association des Sages-Femmes de Madagascar ont lancé le rapport sur l’Etat de la pratique de sage-femme dans le monde en 2014. Ce rapport publié par l’UNFPA, de concert avec la Confédération Internationale des sages-femmes (ICM), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et leurs partenaires, révèle que 73 pays où leurs services sont le plus nécessaires disposent d'un nombre de sages-femmes extrêmement insuffisant. Ce rapport fournit la situation sur l’éventail, le déploiement, l’environnement et l’évolution des personnels compétents dans la pratique sage-femme par rapport aux besoins futurs et constitue ainsi un outil de plaidoyer pour le renforcement des ressources humaines. Le rapport recommande la mise en place de stratégies pour faire face à ces insuffisances et sauver des millions de vies. Il encourage notamment les pays à investir dans l’éducation et la formation des sages-femmes.

« Promouvoir et investir dans la profession de sage-femme est l’un des investissements le plus rentable qu’un pays puisse faire, ce qui, en retour, sera favorable à la santé des familles, des communautés et au développement de la nation », a déclaré Monsieur Mamadou DICKO, Représentant de l’UNFPA à Madagascar.

Quand elles ont été formées conformément aux normes internationales et dans le cadre d'un système de santé pleinement fonctionnel, les sages-femmes peuvent dispenser environ 90 % des soins essentiels aux femmes et aux nouveau-nés et sont en mesure de réduire des deux tiers le nombre de décès maternels et néonatals. A Madagascar, le Ministère de la Santé, l’UNFPA en partenariat avec la Faculté de médecine d’Antananarivo mettent en œuvre un plan d’action pour valoriser la profession de sage-femme notamment en soutenant les instituts de formation, l’Ordre National (ONSFM) et l’Association Nationale (ANSFM) des Sages-femmes. 
Le système de mentorat mis en place en 2012 visant à accompagner et guider les jeunes sages-femmes dans le renforcement de leurs compétences se poursuit dans 5 régions. En 2014, l’UNFPA a apporté un appui au système éducatif pour la mise aux normes internationales de la filière sage-femme.