Human rights & gender equality

Madagascar a signé et ratifié la plupart des instruments internationaux relatifs à la protection des droits humains et ceux promouvant spécifiquement l'égalité femme-homme. Le pays dispose d'une Politique Nationale de Promotion de la Femme, adoptée en 2000 qui vise notamment : « à lutter contre les violences faites aux femmes et aux adolescentes et à assurer une meilleure intégration du concept Genre dans les programmes de santé et de santé de la reproduction.» En dépit d'un tel cadre juridique et institutionnel, l'inégalité entre les sexes persiste dans le pays en raison des facteurs historiques, culturels, socio-économiques et politiques. Environ une femme malgache sur trois subit une violence au cours de sa vie dont les formes les plus fréquentes sont la violence conjugale, le viol et l'inceste, l'exploitation sexuelle et le proxénétisme. Des pratiques néfastes envers les femmes et les filles subsistent, notamment le mariage précoce. Madagascar a l'un des taux de mariage précoce le plus élevé du monde, une fille sur deux est mariée ou en union avant l'âge de 18 ans. Le mariage précoce prive les filles de leur enfance, interrompt leur éducation, limite leurs perspectives de vie, augmente leur vulnérabilité à la violence et aux abus et met leur santé en péril.

Contexte

Madagascar a signé et ratifié la plupart des instruments  internationaux relatifs à la protection des droits humains et ceux promouvant spécifiquement l'égalité femme-homme. Le pays dispose d'une Politique Nationale de Promotion de la Femme, adoptée en 2000 qui vise notamment : « à lutter contre les violences faites aux femmes et aux adolescentes et à assurer une meilleure intégration du concept Genre dans les programmes de santé et de santé de la reproduction.»

En dépit d'un tel cadre juridique et institutionnel, l'inégalité entre les sexes persiste dans le pays en raison des facteurs historiques, culturels, socio-économiques et politiques. Environ une femme malgache sur trois subit une violence au cours de sa vie dont les formes les plus fréquentes sont la violence conjugale, le viol et l'inceste, l'exploitation sexuelle et le proxénétisme. Des pratiques néfastes envers les femmes et les filles subsistent, notamment le mariage précoce. Madagascar a l'un des taux de mariage précoce le plus élevé du monde, une fille sur deux est mariée ou en union avant l'âge de 18 ans. Le mariage précoce prive les filles de leur enfance, interrompt leur éducation, limite leurs perspectives de vie, augmente leur vulnérabilité à la violence et aux abus et met leur santé en péril.

Face à cette situation, le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) joue un rôle stratégique dans la réduction des inégalités du genre et dans la promotion des droits en matière de santé de la reproduction.

Que fait l'UNFPA ?

L'UNFPA renforce le mécanisme national de prévention et de réponses aux violences basées sur le genre et contribue dans la promotion et protection des droits de la femme, y compris ceux en matière de santé de la reproduction. Dans ce cadre, l'UNFPA appuie le Ministère de la Population et des Affaires Sociales et ses partenaires à renforcer les services de prise en charge des survivant(e)s de violence, notamment par l'opérationnalisation des centres d'écoute et de conseil juridique, le développement et la formation sur l'utilisation de protocole et des procédures de traitement médical, de prise en charge psychosociale, d'enquête judiciaire selon les standards internationaux, la mise à disposition des intrants médicaux. L'UNFPA et ses partenaires mènent également une campagne de sensibilisation sur la prévention des violences à travers la conception et la diffusion de supports d'informations, éducation et communication incitant les femmes à briser le silence autour de la violence qu'elles subissent.

L'UNFPA collabore avec les leaders religieux et les leaders traditionnels en les engageant à faire des déclarations publiques en faveur de la promotion de l'égalité de genre, des droits de la femme, et des droits en santé de la reproduction dans leurs activités habituelles. Ces leaders véhiculent les normes sociétales et ont le pouvoir de les changer en faveur de l'égalité et d'agir sur les statuts de la femme et leur participation dans les prises de décisions au sein du ménage et sur leur santé sexuelle et reproductive.