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Malgré la pandémie de COVID-19, protéger la dignité des femmes reste une priorité pour UNFPA

Farasoa est maintenant soulagée et peut continuer sa vie normalement. Farasoa est une jeune femme paysanne venant d’une commune rurale de la région Betsiboka. Elle était mariée à 14 ans, et a actuellement deux garçons. Elle travaille de temps en temps avec les membres de sa famille dans les mines d’extraction d’or.

« Actuellement j’ai 19 ans, j’ai eu mon premier enfant à 14 ans et mon accouchement était très difficile car le travail et ma souffrance ont duré 20 heures ». Vu son âge, le retard et la complication de l’accouchement de Farasoa ont entraîné une fistule obstétricale.

« J’ai mené une vie de souffrance à cause de cette fistule obstétricale » confie Farasoa « les gens se sont moqués de moi à cause de l’odeur d’urines en permanence, d’autres faisaient des ironies derrière mon dos. Même mon mari m’a quitté quand j’étais tombée enceinte de notre deuxième enfant ».

Farasoa et ses deux enfants vivent actuellement avec ses parents. Elle voulait à tout prix trouver une solution à son problème et a souhaitée d’être guérie de cette fistule pour vivre normalement comme les jeunes filles de son âge. Par conséquent, elle s’est rendue à l’hôpital de Maevatanana pour se faire soigner, mais le responsable l’a conseillé et référé de rejoindre le Centre Hospitalier de Référence de District (CHRD) Mahitsy qui prend en charge gratuitement la réparation des femmes victimes de fistule obstétricale.

« Mes parents étaient partants, ils m’ont toujours soutenu et ils voulaient m’accompagner pour se soigner ». C’est une famille d’agriculteur modeste, mais l’espoir d’arriver à Mahitsy pour régler ce problème était au plus haut point. Les membres de la famille travaillent sur le long de la rivière en tamisant la boue de pépite d’or et finalement, ils ont trouvé une somme nécessaire pour le déplacement jusqu’à l’hôpital de Mahitsy. Le mois de juillet, ses parents, sa sœur ainsi que ses enfants avec Farasoa ont rejoint directement à Mahitsy pour guérir Farasoa, malgré le confinement et l’urgence sanitaire actuelle causés par la pandémie de COVID-19. « Presque toute la famille était là pour me soutenir, j’étais soulagée» martèle Farasoa dans l’espoir d’être guérie très bientôt. Ayant une lettre de référence de l’hôpital de Maevatanana, pour son intervention au CHRD de Mahitsy, la famille a pu traverser les différents barrages sanitaires mais, « Nous étions obligés d’être transbordés trois fois pour arriver ici mais cela ne nous a pas empêcher de continuer. Nous avons changé de véhicules de transport à Mahazoma, Maevatanana, Mahatsinjo pour enfin arriver à Mahitsy » Explique le père de Farasoa.   

Farasoa était bien arrivée à l’Hôpital de Mahitsy et le Docteur Lucie est son équipe se sont bien occupés d’elle :

« l’intervention s’est bien passée, Farasoa est libérée de ce fardeau. Elle a également bénéficié de service de planification familiale après sa réparation chirurgicale pour éviter les grossesses non-désirées »

Même devant le contexte de l’urgence sanitaire dû au COVID19, l’opération de réparation de cas de fistule obstétricale continue dans le CHRD Mahitsy, ainsi que dans quinze autres hôpitaux à Madagascar. Ceci est une fructueuse collaboration entre le Ministère de la Santé, les partenaires et appuyée par UNFPA.